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« La
première impression fut forte. Prenante. J'eus envie de me rouler dans les apprêts de peinture de l'atelier de l'artiste que je venais de retrouver après quelques mois
d'absence, après avoir posé face à son objectif. Moi le photographe, le « voyeur », je devenais le « regardé », le décortiqué. J'ai été
déshabillé(e) de l 'intérieur. Les couleurs, les tons grenat, orangés, roses me rappellent ma période utérine, dans le sang de ma mère, mon sang, ma chair. C'est
mon être, mon double, mon masculin/féminin qu' reproduit avec talent - voire avec une certaine grâce - le peintre Philippe Pasqua. Il ne me connaissait
pas avant notre premier rendez-vous de novembre 2003. Avec 8 toiles, il a reproduit sur le châssis une partie de mon âme, une partie de mon double. En quelques
touches fulgurantes, il a su me (dé)peindre. Le mystère de la peinture a retrouvé le mystère de l 'être. »
Caphi, modèle.
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