Pourquoi ce blog ?

Après mûre réflexion, j'ai décidé de faire partager certains aspects de ma vie. 

Transgenre appelée caphi, je dévoile donc ici les dessous (et les dessus) de ma vie tumultueuse, et en particulier mes changements.

Puisse ce journal intime - chroniques tristes et joyeuses, faites de souffrances et de joies, de difficultés et de victoires - servir aussi à celles/ceux qui n'ont pas encore fait le pas et de permettre enfin de réaliser, "révéaliser", leurs vies.

Bien à vous.
caphi

Attention :  certaines illustrations peuvent heurter quelques personnes sensibles.
Nota : N'hésitez pas à vous rendre sur mes autres blogs (liens dans le module à droite).
Jeudi 30 août 2007
Mon autre vie a commencé en ces jours d'avril 2003 où j'ai basculé dans une autre dimension, un autre genre, un autre sexe.
 
Ce matin-là, comme d'habitude, je descendis de mon appartement pour prendre mon courrier. Lorsque j'arriva au rez-de-chaussée de ma résidence de ce XVIIe parisien bourgeois, ma concierge, une femme d'une bonne quarantaine d'années, était en train de dispatcher les enveloppes dans les boîtes aux lettres des résidents.
 
Comme à l'accoutumée, je lui dit aussitôt "bonjour". Furtivement, elle tourna la tête tout en continuant son travail.
Comme j'étais très prêt(e) d'elle, elle vit d'abord mon visage. Légèrement surprise, elle me dit : "Ah, vous vous êtes maquillé ?". Puis, me voyant plus en détails, m'inspecta tout du long de mon mètre soixante sept et ajouta : "Ah ! Vous êtes habillé en fille ?". Et, presque aussitôt fit cette réflexion qui ne put que m'encourager à poursuivre dans ma nouvelle identité : "Ben, pourquoi pas !?".
 
Le lendemain matin, devant le seuil de ma porte, elle m'avait déposé des affaires de filles et des chaussures à ma taille. 

Nous étions un mardi. Et ce "coming-out" survenait après un long week-end pascal où des évènements avaient provoqués mon désir profond de devenir enfin moi-même. Au grand-jour.
 
Une nouvelle vie commençait pour moi. J'allais avoir 45 ans...
par caphi
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Lundi 14 janvier 2008

Un cas de discrimination

J'ai acceptée récemment de participer à l'enregistrement de l'émission de Laurent Ruquier "On n'est pas couché" (diffusée le samedi suivant, 12 janvier 2008 de 23 H 10 à 2 h 25 sur France 2).

Contactée par un blog spécialisé dans le recrutement, on me proposait de participer à "un casting" !

Par mail, il m'était annoncée en substance :  "si vos réactions sont bonnes" (applaudissements, sourire...), vous serez recontactée pour une prochaine émission et vous recevrez une petite indemnité..."

J'ai donc accepté de "faire partie" du public de ce "talk-show" sur le service public. Pendant 7 heures : de 19 H à 2 h du matin ! Gracieusement et plutôt avec grâce. Jusqu'à ce que...

Verbatim...

D'abord, temps d'attente extrêmement long (1 H) dans l'escalier qui mène dans un studio qui jouxte le Moulin Rouge (Paris XVIIIe).

Avant de pénétrer et d'être installé(e), en posant vos affaires aux vestiaires, on vous refourgue, avec une petite bouteille d'eau, un minuscule sandwich bien plus maigre que l'une des invités, la 2eme dauphine - Miss Pays de Loire - qui remplace la Miss Réunion, déchue pour avoir posée, sans l'avoir signalé, "dans une tenue indécente pour des Miss".
La célèbre Présidente du "Comité Miss France", Geneviève De Fontenay, Laguillériste patentée, au style plutôt "vieille France" a clôt cette émission tirant un peu sur la longueur ! (coupée certainement au montage).

Parmi les autres invités : l'acteur Patrick Timsit, l'auteur-compositeur (aujourd'hui aussi acteur dans "Didine") Benjamin Biolay et Patrice Pelloux, le célèbre urgentiste qui avait mis à jour les "dysfonctionnements" des services de santé lors de la canicule de 2003 et les auteurs d'un livre sur... Cécilia Sarkozy.

L'écrivain Yann Moix qui présentait son livre "Vie et mort d'Edith Stein" a polémiqué (trop ?) longtemps avec "le méchant" Éric Nolot.

Vers la fin, derrière moi, une bande de jeunes apprentis charcutiers s'impatientait des trop longs règlements de compte de la boutique médiatico-politique.

Arrivée au début, je me suis tout de suite auto-placée au premier rang. Mais j'ai très vite été déplacée sur la droite, hors du champ des caméras qui effectuent les gros plans des invité(e)s. Pour ne pas "faire tâche" ?

La plupart des "invité(e)s", une majorité d'adolescents, sont là pour "faire de la figuration" pour la première fois (et la dernière ?). J'ai eu l'occasion de parler avec ces "figurants" : ils ne sont pas du tout "indemnisé(e)s," même celles/ceux, minoritaires, qui sont recontacté(e)s !

Il était 2 heures du matin quand on nous a lâchés. Dans Pigalle et sans métro. Certains habitent en banlieue. Moi, heureusement, à quelques tours de pédales de Vélib' de là !
 
Direction vestiaire. Quelques petits malins essaient de passer devant la sage file d'attente. Je le fais remarquer aux "sbires" chargés de la sécurité (manifestement des invités surtout). Je leur demande de faire un minimum de service d'ordre. Certains "figurants" - plutôt des "figurantes" d'ailleurs ! - approuvent timidement ma démarche citoyenne. Du bout des lèvres, sans plus.

Manifestement, les membres du service d'ordre n'en avaient plus "rien à foutre" : leur taff arrivait à sa fin ! Deux baraqués me répondent même par un "Monsieur" et à plusieurs reprises malgré mon apparence et surtout ma demande expresse de ne plus m'appeler ainsi (je rappelle que je suis une transsexuelle MtF). Mais, pour tenter de m'humilier, un des "gardiens du temple" insiste et en rajoute : "De toute façon, vous avez des couilles !" (comme s'ils avaient vérifié !)

Les nombreuses personnes présentes dans l'escalier, qui n'avait pas suivi le début de l'histoire, ne bronchent pas, trop lasses certainement et pressées de quitter les lieux à cette heure tardive.

En colère devant cette attitude discriminante effectuée à l'occasion d'une émission du service public, j'ai menacé de porter plainte contre eux auprès de la Halde.

Très déçue, malgré l'intérêt que j'ai ressenti pour certains invités (Yann Moix, Benjamin Biolay, Patrice Pelloux), je ne reviendrai plus pour participer à une telle exploitation et se voir ainsi "remerciée" pour boucher les trous d'une télévision encore racoleuse, jusqu'à en chercher des figurants naïfs et corvéables à merci !

Aussi, nous les trans, trop souvent discriminé(e)s sans que nous soyons protégé(es), "nous ne nous coucherons plus" devant de tels comportements similaires et indignes d'un Etat de droit.

Trop longtemps honteux(ses) de s'assumer, il faudra à présent se défendre et répondre à chaque fois que l'on touchera à notre intégrité autant physique que morale.
Par le droit. Le droit et l'information.

Ce sera (aussi) le credo de ce journal personnel.

caphi
 
> Voir mon blog Différences - http://caphi.over-blog.fr - consacré exclusivement à la TRANSIDENTITE
, en particulier la page : "La Halde dénonce les discriminations subies par les personnes transsexuelles"  (publiée le 21 mars 2008)

> LIRE mon BILLET : "Où en est la lutte contre les discriminations... des transsexuel(le)s dans les médias ?"

par caphi
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Mardi 12 février 2008

"Mr Lecoq ? Quel est votre signe chinois ? Coq, peut-être ?" demandais-je au maire du VIe ardt qui, ce lundi 11 février vers 18 h, place St-Sulpice, au pied de la fontaine des quatre Évêques restaurée et bientôt en fonction, ouvrait les festivités du NOUVEL AN CHINOIS en compagnie de l’association des Compatriotes de Zhejiang en France.

Après s'être enquis auprès d'un membre de la délégation composée de "ministres conseillers" chinois, il me déclara : "Je suis du signe du Cheval".
Bien Mr le Maire...Les festivités peuvent commencer, avec bien entendu la traditionnelle danse du dragon. Les tambours firent trembler un pauvre caniche qui tirait sur sa laisse. "C'est la musique, il a peur ! " m'explique son maître chinois.
Les pétards firent rire aux éclats les quelques enfants présents. Puis le maire annonça : "C'est l'année du rat de terre ! ".
"Vaut mieux ça qu'un raz le bol !'" me sussurre une habitante du VIe habituée des cérémonies "lecoquiennes".

Ensuite, ce beau monde s'engoufra dans la mairie pour le cocktail auquel certains journalistes "personna non grata" ne semblaient pas admis...

Autre temps, autre moeurs...

Je m'en fus donc et, de quelques coups de pédales de Vélib', je me rendis au Musée d'Orsay pour le vernissage de l'expo du photographe Léon Gimbel : "Les audaces d'un photographe" présentée jusqu'au 27 avril au Musée d'Orsay.
De la Belle Epoque, immortalisée par ce grand photographe trop méconnu, est présentée 130 photographies - plaques de projection et autochromes - provenant de la collection du Musée et de la Société Française de Photographie.
Témoin des chaos et changements du siècle passé, de la Grande Guerre aux premières aventures en aéronefs, des glaciers du Mont-Blanc en passant par la visite des têtes couronnées dans la capitale française, ce reporter préférait choisir des points de vues plutôt (bien) élevés.

Ce fut comme un petit préambule avant de me rendre à l'avant-première du dernier film de Cédric Klapisch, "Paris" (sortie le 20 février, lire ma rubrique cinéma) et en présence du maire de Paris et des nombreuses acteurs/trices du film dont la lumineuse Juliette Binoche et le comédien principal Romain Duris.

La projection fut suivie d'un cocktail honorable au Pavillon Gabriel sur le bas des Champs-Elysées où se retrouvèrent les happy fews des soirées parisiennes.
Là, je fis quelques retrouvailles dont un ancien camarade d'école (originaire de Thiers dans le Puy-de-Dôme comme moi), le comédien Zinedine Soualem (toujours excellent dans ses rôles sensibles ou décalés), discuté avec certain(e)s comédien(ne)s et avec le réalisateur ravi de l'accueil fait à son film.
Je revis aussi certains agents artistiques (depuis plus de 20 ans, j'ai "participé(e)" à plusieurs films) mais je préféra m'éclipser très vite pour retrouver... mon chat.
Chacun cherche...

caphi

par caphi
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Samedi 23 février 2008
[César 2008]

En ce vendredi soir de février, je décida de rejoindre un ami au théâtre du Châtelet où venait d'avoir lieu la cérémonie de la remise des 33e César, les récompenses du cinéma français.

Quelques minutes après, je me retrouvai en sa compagnie au Fouquet's parmi une brochette exceptionnelle de professionnels de la profession et, en ce jour de fête du cinéma français, en particulier avec les stars récompensées ce soir-là.
 
Voici un petit aperçu de mes impressions de cette soirée mémorable.
 
Cela avait déjà bien commencé...

Après être rentrée aux côtés de la comédienne et réalisatrice Tonie Marchal ["Vénus-Beauté (Institut)"] enrhummée et à qui je tendis un mouchoir bienfaiteur, je fis vite la conversation avec quelques invités qui, une coupe de Champagne à la main, devisaient les uns avec les autres avant de s'installer à leurs tables dument répertoriées pour le souper festif.

No loin de Charlote Rampling, toujours sublime, je retrouvais le journaliste Guillaume Durant à qui je rappela que je suis la muse du peintre Philippe Pasqua qu'il avait invité dans une de ses excellentes émissions culturelles du service public et dont il avait même présenté un grand format de Caphi (voir le site de la galerie RX - où y sont visibles quelques oeuvres de l'artiste déjà bien côté : mes portraits (une quinzaine peints entre 2003 et 2005, au début de ma transition) se sont déjà vendus autour de 60 000 € !).
 
A mes côtés, dans la cohue bien élévée, je profita de "la solitude" de Christine Albanel, la ministre de la Culture et engager la conversation sur ... la bicyclette (pour ne pas encore plus fâcher avec des sujets sérieux qui me tiennent pourtant à coeur)
 
Quoique je n'avais pas très faim, plus tard, je m'installa à une table au premier étage du célèbre restaurant des Champs-Elysées où se trouvait, parmi des distributeurs et "communicants", le Président de l'Association Française des cinémas d'Art & Essai de France, avec qui j'eus une conversation instructive.

Après le repas qui se termina fort tard, je quitta ma table pour rejoindre les autres invités.
Dans l'escalier qui méne au rez-de-chaussée, je croisa l'actrice Julie Depardieu - nommée "meilleur actrice pour un second rôle" dans "Le secret" de Claude Miller, qui, prise de doutes existentiels, et légèrement alcoolisée, demandait inlassablement à ses jolies amies : "Est-ce que j'ai été bien ?" avant de se remaquiller...
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photos caphi
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J'eus ensuite un échange utile avec l'équipe du grand gagnant, "La graine et le mulet" (4 Césars dont celui de "meilleur film" !) - un peu à l'écart des autres invités qui avaient déjà désertés leurs tables - en particulier avec l'actrice Bouraouia Marzouk (qui joue la mère dans le film) devant une tablée tout ouïe de mes remarques.
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Une partie de l'équipe du film "La graine et le mulet" avec en blanc, la comédienne Bouraouia Marzouk, la "maman" de "La graine et le mulet" - photo caphi

Au moment où je quitta le Fouquet's, j'entendis derrière moi qu'on m'appelait : "Madame ? Madame ?" avec un  léger accent belge...
L'acteur Jean-Claude Vandamne, encore attablé avec ses potes, voulait me féliciter et, pour cela, me fit un coup de pouce en ma direction. Ce compliment me toucha au coeur.
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Jean-Claude Van Damne avec ses "pôtes" dont Zinedine Soualem (masqué), un ancien camarade d'école, le comédien Zinedine Soualem [dans le "Paris" de Cédric Klapisch] qui a "participé" à son prochain film "JCVD" (sortie cet été)
- photo caphi
 
La fête se poursuivit non loin de là, chez Mimi Pinson (Club 79, rue Quentin Bauchart).

Là, je retrouva d'autres happy fews, fétards invétérés tel l'acteur Vincent Lindon et quelques potes de cinoche...
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Hugo (avec le pouce), le blog reporter people - www.leblogreporter.com - et ses copains se faisant photographier à la soirée chez Mimi Pinson après le dîner au Fouquet's - photo caphi - ses images de la 33e NUIT des CESARS !

Je rappela à l'acteur Patrick Bouchitey, très en forme, que son rôle de moniteur de colonie de vacances travesti dans "La meilleure façon façon de marcher" de Claude Miller m'avait marqué à sa sortie pendant mon adolescence où, garçon renfermé et timide, je n'arrivais pas à avouer ma vraie identité. Il me répondit avec un sourire satisfait : "j'aime l'ambiguîté ; j'ai même fait Lune froide..."

Vers 3 heures du matiin, une fausse alerte incendie mit tout ce beau monde dans l'expectative pendant quelques minutes.

Mais la fête repris très vite son rythme dés le retour de la musique mixée par la comédienne et réalisatrice Emma De Caunes.

C'est à ce moment-là que je croisa furtivement Valérie Lemercier qui préféra se diriger vers les toilettes... pour hommes.
 
De cette soirée particulière, restera surtout gravée dans ma mémoire ma conversation éclairante, au Fouquet's, avec l'actrice Fanny Ardant qui me recommanda d'"être femme jusqu'au bout" et qui me souhaita "bon courage" pour "l'aventure" que je vis.
 
Mais le clou de la soirée fut l'échange avec la "môme" Marion Cotillon, "César de la meilleure actrice", encore lumineuse vers 4 heures du matin !
Avant de quitter les lieux et s'envoler pour Los Angeles (pour grapper une nouvelle statuette), après m'avoir ramassées mes lunettes tombées, Marion tapa dans ma main pour faire la promesse de jouer ensemble : elle en transsexuel FtM (Femme vers Homme) et moi l'inverse. Ou vice-versa...
Marion-Cotillard-et-caphi-chez-Mimi-Pinson-Nuit-des-C-sars--23-02-2008.JPG
La "môme Marion" Cotillard et caphi chez Mimi Pinson à la Nuit des Césars
 
De temps en temps, aux Césars, il y a de Bel' Êtres !
 
Caphi
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par caphi
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Lundi 14 avril 2008
A bientôt 50 ans, de voyages souvent "en solitaire" en voyages organisés, de travaux bien payés à des emplois plus aventureux, je peux dire que j'ai vécu de manière assez originale mes "humanités" !

Mes origines modestes - mes parents sont morts autour de mes 20 ans - ne m'ont pas permis au départ d'apprécier pleinement mon enfance que j'ai vécu donc "en réserve".
 
Grace à ma curiosité, mon besoin d'émancipation, ma débrouille, j'ai pu, dés ma vie de jeune adulte, découvrir le monde.
Sans grands moyens, j'ai donc arpenté des chemins inconnus.
Grace à mon sens du contact, malgré ma timidité de départ, j'ai découvert des contrées inconnues et rencontrés quelquefois des hommes remarquables.
 
J'ai rarement trouvé une réelle stabilité dans mon existence. Ce fut le cas par exemple au niveau du logement. D'hôtels en péniches, de foyers en auberges de jeunesse puis finalement en appartements, j'ai connu (presque) le pire - SDF - et quelquefois le meilleur.

Allant au bout de mes fantasmes, vivant de véritables chimères, j'ai même tenté des expériences difficiles auxquelles je me suis heureusement sorti.
 
Je ne regrette rien. Ce fut ma formation à la vraie vie que peu de jeunes gens, moulés aux études et protégés par une famille qui assure les moments difficiles, auront à connaître.
 
Ceci est un avant-goût, je l'espère, du prochain livre sur la vie d'avant - et d'après surtout - de caphi, que des éditeurs souhaitent publier.

Je commencerai par évoquer ma transition qui m'a permis de vivre une "nouvelle vie", plus en accord avec mon moi intérieur.
par caphi
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Samedi 19 avril 2008

Caphi, 2004-05

 
      par Philippe Pasqua, peintre          
         
                 
         
                 
 
 

« La première impression fut forte. Prenante. J'eus envie de me rouler dans les apprêts de peinture de l'atelier de l'artiste que je venais de retrouver après quelques mois d'absence, après avoir posé face à son objectif. Moi le photographe, le « voyeur », je devenais le « regardé », le décortiqué. J'ai été déshabillé(e) de l 'intérieur. Les couleurs, les tons grenat, orangés, roses me rappellent ma période utérine, dans le sang de ma mère, mon sang, ma chair. C'est mon être, mon double, mon masculin/féminin qu' reproduit avec talent - voire avec une certaine grâce -  le peintre Philippe Pasqua. Il ne me connaissait pas avant notre premier rendez-vous de novembre 2003. Avec 8 toiles, il a reproduit sur le châssis une partie de mon âme, une partie de mon double. En quelques touches fulgurantes, il a su me (dé)peindre. Le mystère de la peinture a retrouvé le mystère de l 'être. »

 

Caphi, modèle.

source : galerierx.com
par caphi
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Lundi 26 mai 2008
Hé l'eau !
 
Je ne m'étais pas rendue dans une piscine publique depuis plus de 5 ans. Parce que je ne savais pas comment m'y présenter...
Difficile en femme quand on n'est pas opérée. Délicat en homme avec mes (petits) seins...
 
Finalement, mon amie Nadège a choisi pour moi : elle m'avait prêtée son boxer... homme !

Tout s'est bien passé.
Les rares nageurs présents - une poignée de jeunes adolescents avec leur moniteur - n'ont pas eu de ces regards particuliers que j'ai connu dans le passé au début de ma transition.

Serait-ce parce que le regard des nouvelles générations est plus tolérant ? A vérifier prochainement dans une piscine plus fréquentée et à la population bigarrée : celle de la Porte des Lilas (Paris 20e)

caphi

Au sortir de la piscine Rouvet (Paris 20e) avec mon amie Nadège le jeudi 22 mai 2008.
par caphi
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Dimanche 8 juin 2008
Dimanche prochain 15 juin , je ne serai plus une "ménagère de moins de 50 ans" : ce sera mon anniversaire : 50 ans... déjà !
Je vous transmet les bises de mon chat Léo... (12 ans d'âge et déjà la moustache grise !)
par caphi
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